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Mars 2019

Grand débat : Même les garants regrettent l’omniprésence de Macron

mars 2019


Du 12/03/2019 AFP pour Huffington Post.fr

S’ils saluent "une opération sans précédent dans l’histoire de notre démocratie", ils avaient préconisé que l’exécutif se tienne "en retrait" du débat.

POLITIQUE - Ses adversaires politiques ne sont plus les seuls à pointer son omniprésence. Les "garants" du grand débat ont déploré mardi 12 mars les interventions répétées d’Emmanuel Macron et des membres du gouvernement dans la consultation, qui ont selon eux pu renforcer la méfiance des Français.

A trois jours de sa fin officielle, ils ont tiré un bilan "plutôt positif", malgré "quelques réserves", du débat national lancé mi-janvier par le chef de l’Etat pour répondre à la crise des gilets jaunes. "Il était peut-être utile qu’il y ait une communication présidentielle et gouvernementale importante au début du processus pour mobiliser les citoyens", a souligné Pascal Perrineau au cours d’un point de presse du collège des cinq "garants".

Mais, "la manière dont ça s’est prolongé a pu contribuer, après avoir mobilisé, à entraver la mobilisation", a poursuivi le politologue. Depuis le début du grand débat, Emmanuel Macron a notamment participé à une dizaine de rencontres avec des élus et des citoyens.

"Une opération sans précédent"

Chargés de veiller à l’indépendance du débat, les "garants" avaient pour leur part recommandé au départ que l’exécutif se tienne "en retrait". Ils ont toutefois salué "une opération sans précédent dans l’histoire de notre démocratie", par les moyens mis en oeuvre et l’ampleur de la mobilisation.

Le collège a encore regretté que seulement 50% des comptes-rendus des 10.000 réunions locales qui ont eu lieu soient jusqu’à présent "remontés".

"Nous ne sommes pas face à un sondage à l’échelle nationale", a par ailleurs souligné Isabelle Falque-Pierrotin, en prévenant que l’on ne pourra pas tirer du débat "quelque chose comme le top 10 des sujets clés retenus par les Français". Après la fin des réunions locales, 18 Conférences citoyennes régionales doivent encore être organisées dans les semaines qui viennent, avec la participation de Français tirés au sort.

Pascal Perrineau a souligné à ce propos "des difficultés pour rassembler ces échantillons de citoyens" dans certaines régions. La participation moyenne pourrait, selon lui, se situer "plutôt aux alentours de 50 à 70 citoyens par conférence" au lieu d’une centaine prévue au départ.

Mme Falque-Pierrotin a encore fait valoir que "le gouvernement n’a pas le monopole de la restitution des débats", ceux qui le souhaitent, associations, chercheurs, pouvant analyser les données qui sont en libre accès sur le site de la consultation.

à suivre sur Huffingtonpost.fr

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