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Décembre 2018

Le virage social d’Emmanuel Macron inquiète Bruxelles

décembre 2018


Du 14/12/2018 par pour CHALLENGES

Au Conseil européen des 13 et 14 décembre, le plan de relance français a suscité beaucoup d’interrogations même si la question n’a pas été officiellement évoquée. Seul le Premier ministre Luxembourgeois a mis les pieds dans le plat : « il ne faut pas hypothéquer l’avenir des futures générations en distribuant aujourd’hui, et,… après moi le déluge. »

Nos voisins du Nord craignent que la France dépasse très largement les 3% de déficit et fasse des émules. C’est avec des sentiments mitigés que ses homologues ont accueilli Emmanuel Macron au Conseil européen des 13 et 14 décembre. De la compassion pour l’attentat de Strasbourg, de l’inquiétude pour le mouvement des gilets jaunes et beaucoup d’interrogations sur les finances du pays, après le tournant social annoncé trois jours plus tôt.

Car contrairement à ce que le Président de la République avait promis des mois durant, et malgré ses réassurances à son arrivée à Bruxelles, ses voisins du Nord, économes et vertueux, craignent que la France dépasse le cap fatidique des 3 % de déficit et fasse des émules. D’après les économistes de Barclays, les mesures d’aide au pouvoir d’achat la feront flirter avec les 3,4 % l’an prochain.

D’ailleurs ce 14 décembre en fin de matinée, le Premier ministre luxembourgeois a attaqué le premier. Sur un ton patelin mais ferme, il a tiré à boulet rouge sur le locataire de l’Elysée. Il comprend, a-t-il dit à un groupe de journalistes, qu’Emmanuel Macron tende la main aux gilets jaunes, mais il s’est empressé de nuancer « il ne faut pas hypothéquer l’avenir des futures générations en distribuant aujourd’hui, et,… après moi le déluge ».

Santa Claus

Un eurocrate haut gradé abonde. « On ne dit trop rien officiellement, mais la France venait juste de sortir de la procédure de déficit excessif, et voilà qu’elle va replonger ! » Les dents grincent dans la bulle bruxelloise, même si dans l’entourage du Président français on s’efforce de déminer : Paris n’a fait qu’« accélérer des mesures qui de toutes façons auraient été prises à moyen terme. » De toute façon, les réformes se poursuivent.

à suivre dans CHALLENGES

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