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Mai 2018

SNCF : après sa rencontre avec les syndicats, Philippe reste ferme

mai 2018


Du 07/05/2018 BFMTV (avec AFP) pour l’Express

Pour le premier ministre, la réforme de la SNCF est nécessaire. Le texte de loi ne changera donc pas fondalementalement. Un dialogue qui ne satisfait qu’à moitié les cheminots.

Le premier ministre Edouard Philippe a rencontré lundi les syndicats de cheminots. Après plusieurs semaines de grève, les deux parties espéraient pouvoir faire avancer le dialogue afin de sortir de cette situation. Soucieux de se montrer ferme, Edouard Philippe a affirmé lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion que "le texte ne changera pas fondamentalement". Il pourra "peut-être encore être finalisé", a-t-il précisé.

Le Gouvernement a pris trois décisions sur lesquelles il ne reviendra pas :
- l’ouverture à la concurrence
- la fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020
- le changement du statut de l’entreprise au 1er janvier 2020

Edouard Philippe s’est par ailleurs engagé a adopté "des règles strictes, une ’règle d’or’ qui interdise un endettement excessif de la SNCF". Réaffirmant que l’Etat reprendrait la dette du groupe "progressivement à partir de 2020", Edouard Philippe a fixé comme objectif que le groupe public soit "à l’équilibre économique à la fin du quinquennat" en 2022.

Le premier ministre a ajouté avoir proposé de revoir les syndicats "le 24 ou 25 mai" avant l’examen de la réforme au Sénat en séance publique.

L’intersyndicale se réunit à 17H00

Ces annonces n’ont cependant pas convaincu tous les syndicats. Sur France info, Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire a déclaré que cette réunion a permis aux organisations syndicales "d’apprécier le pouvoir du premier ministre à jouer de la montre, à gagner du temps". "A l’heure qu’il est le compte n’y est pas", a-t-il poursuivi.

Du côté de la CFDT, on se montre plutôt satisfait de cette réunion. Selon le secrétaire général, Laurent Berger, le dialogue a eu lieu lundi. "On ne peut pas dire qu’on a eu fasse à nous un premier ministre qui nous a dit rideau", explique-t-il. Cependant, il attend de voir quelles propositions seront faites. D’ici-là, le syndicat va "continuer à dire aux cheminots qu’il faut continuer de peser pour qu’on soit entendus", précise-t-il.

Enfin du côté de Force Ouvrière, Pascal Pavageau a estimé que le gouvernement va "déprotéger" les cheminots de la SNCF avec son projet de réforme. Les cheminots "vont se retrouver dans des conditions dégradées, transférés dans des entreprises qui vont appliquer un moindre coût salarial (...) déprotégés avec moins de droits, moins de rémunération", a-t-il déclaré à la presse. "On est bien parti pour le maintien de la grève", a-t-il estimé, soulignant que c’était aux cheminots d’en prendre la décision en assemblée générale.

L’intersyndicale doit se réunir en fin d’après midi pour décider ou pas du maintien de la grève alors que commence la huitième séquence de grève qui durera jusqu’à jeudi matin.

Opération coup de poing à Montparnasse

Lundi après-midi, des cheminots du syndicat Sud-Rail, ont pénétré dans la gare Montparnasse à Paris. Aux alentours de 13H30, quelque 200 personnes ont fait irruption dans la gare avec des fumigènes allumés, créant un léger mouvement de panique.

D’abord pris de court, les CRS sont intervenus pour repousser les manifestants. Ils se sont ensuite fait face sur le parvis de Montparnasse.

"C’est une manière de radicaliser le mouvement. On va durcir le ton pour de vrai maintenant. Ceux qui veulent suivre, ils suivent, et ceux qui ne veulent pas suivre et continuer à aller chercher des amendements, qu’ils se fassent plaisir !", a déclaré Anasse Kazib, délégué Sud-Rail Paris-Nord. Peu après 14H30, les manifestants se sont dispersés, mais quelques CRS sont restés postés encore une demi-heure devant la gare, avant de quitter les lieux.

à suivre dans L’Express

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