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Novembre 2017

Allemagne : la coalition « Jamaïque » se donne encore quelques heures pour trouver un accord

novembre 2017


Du 17/11/2017 par Nicolas Barotte, correspondant à Berlin pour Le Figaro

Les pourparlers entre conservateurs, libéraux et Verts n’ont pas abouti malgré 15 heures de discussion. Ils reprendront vendredi et, s’il le faut, durant le week-end. En cas d’échec, des législatives anticipées seraient convoquées.

Faute d’accord mais refusant l’échec, les discussions vont se prolonger. À 4h15, dans la nuit de jeudi à vendredi, Angela Merkel et ses interlocuteurs d’une coalition « Jamaïque » (en référence aux couleurs associées à la CDU/CSU (noir), au FDP (jaune) et aux écologistes (vert) ont constaté l’impasse dans laquelle ils se trouvaient. Malgré 15 heures de négociations, ils ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente en vue d’un contrat de gouvernement. Angela Merkel leur avait fixé cette échéance pour conclure. Mais ils n’ont pas jeté l’éponge, ce qui aurait signifié probablement l’organisation de nouvelles élections en Allemagne, deux mois après le scrutin du 24 septembre. Les pourparlers reprendront vendredi à midi et pourront, s’il le faut, continuer durant le week-end.

Angela Merkel, qui joue son avenir politique en tant que chancelière, est demeurée quasiment muette à la sortie. Aux journalistes, elle n’a lancé qu’un « bonjour, nous continuons aujourd’hui ». Ses proches veulent croire qu’une issue positive est encore possible. « Si nous le voulons, nous arriverons », a commenté son bras droit, le directeur de la chancellerie, Peter Altmaier. « C’est déjà un bon signe que nous ne soyons pas sortis en disant ‘tout cela n’a aucun sens’ », a déclaré Volker Boufier, un autre leader de la CDU. Le pire a effectivement été évité pour la chancelière : même si le compromis semble introuvable, elle peut encore compter sur la volonté de ses interlocuteurs.

Des différences sur l’immigration et l’environnement

« Nous allons aux prolongations », a déclaré le vert Cem Özdemir. « Ce projet très particulier ne doit pas échouer parce qu’il lui manque quelques heures », a assuré de son côté le président du FDP Christian Lindner en admettant qu’il restait encore « des différences de vue en particulier sur les questions d’immigration et de politique financière ». C’est un euphémisme tant les positions des libéraux, des écologistes et des conservateurs sont à l’opposé.

Les Bavarois de la CSU, préoccupés par les élections régionales en Bavière en 2018 et furieux contre la dérive centriste d’Angela Merkel, refusent notamment toute concession sur l’accueil des migrants. Mais pour les écologistes, c’est inacceptable. Pour les deux partis, le sujet est devenu une question de principe menaçant l’ensemble des discussions. Ils s’affrontent aussi sur la question énergétique et le rythme de fermeture progressive de centrales à charbon. De leur côté, les libéraux réclament d’importants allégements d’impôts qui priveront le futur gouvernement de marges de manœuvre.

« C’est plus difficile que je ne le pensais », a confié à Bild le ministre président de Westphalie-Rhénanie du Nord Armin Laschet. « Je suis extrêmement frustré », a commenté pour sa part le libéral Wolfgang Kubicki en constatant qu’aucun progrès n’a été réalisé malgré des semaines de discussion. De son côté, l’écologiste Katrin Göring-Eckardt plaisantait sur Twitter : « La dernière fois que je suis rentrée à cette heure à la maison, c’était après une soirée… ». Gare à la gueule de bois.

à suivre dans Le Figaro

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