Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE > Août 2017> Londres prêt à payer 40 milliards d’euros pour le Brexit ?

Août 2017

Londres prêt à payer 40 milliards d’euros pour le Brexit ?

août 2017


Du 06/08/17 par Raphaël Bloch pour les Echos.fr

C’est ce que le Royaume-Uni serait prêt à payer à l’Union européenne dans le cadre d’un accord général, comprenant les relations commerciales, selon un journal britannique.

Si le tunnel vers le Brexit reste encore long, on en sait un peu plus sur ce que le Royaume-Uni serait prêt à payer pour en sortir. C’est en tout cas ce que pense savoir le Sunday Telegraph, qui révèle ce dimanche que Londres accepterait de payer 40 milliards d’euros à l’Union européenne dans le cadre de sa sortie de l’espace communautaire.

Si le chiffre n’a pas été confirmé officiellement, c’est la première fois qu’est avancé de source britannique un montant chiffré de la future facture du Brexit. Une somme d’ailleurs bien inférieure à celle évaluée officieusement entre 60 et 100 milliards d’euros côté européen.

Un « donnant-donnant »

Selon le quotidien britannique, qui dit se référer à des responsables gouvernementaux, Londres pourrait payer à condition que l’UE accepte de négocier le règlement financier dans le cadre d’un accord général sur les futures relations entre Londres et le bloc européen. Et notamment sur les relations commerciales entre les deux parties, ce que Londres espère obtenir depuis des mois.

Bruxelles, pour sa part, estime qu’avant que des discussions sur un accord de libre échange ne puissent commencer, des progrès doivent être faits sur le règlement financier, ainsi que sur les droits des citoyens européens résidant en Grande-Bretagne.

Par ailleurs, selon le Telegraph, les responsables britanniques envisagent de proposer une transaction dans laquelle le Royaume-Uni continuerait à effectuer des paiements annuels de 10 milliards d’euros nets à l’UE pendant une durée pouvant atteindre trois ans après son départ de l’Union, qui doit intervenir en mars 2019.

L’Union européenne inflexible

Le négociateur en chef de l’UE, le Français Michel Barnier, a jusqu’à présent refusé de citer publiquement un chiffre pour la facture du départ de la Grande-Bretagne. Il a déclaré que la « méthodologie » qui sera utilisée pour déterminer combien la Grande-Bretagne paiera devrait être élaborée au cours de la première phase des négociations du Brexit, qui doit prendre fin en octobre.

Côté britannique, le ministre des Finances Philip Hammond avait assuré en juillet dernier que son pays honorerait ses dettes vis-à-vis de l’Union européenne. « S’il y a un montant que nous devons et qu’il est correctement quantifié et vérifié, bien sûr que nous nous en acquitterons », avait-il déclaré, jugeant toutefois « ridicule » le montant de 100 milliards d’euros parfois avancé. Peut-être les 40 milliards d’euros avancés par le Sunday Telegraph lui paraissent-ils aujourd’hui moins ridicules.

à suivre dans Les Echos.fr

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012