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Juillet 2017

L’euro fort, cadeau empoisonné de l’été pour la BCE

juillet 2017


Du 21/07/17 par Nessim Ait Kacimi pour les Echos.fr

A 1,1650 dollar, la monnaie unique a gagné plus de 10 % par rapport au billet vert depuis le début de l’année.

La monnaie unique a accéléré sa progression, après avoir brisé la barre psychologique de 1,15 dollar. Elle s’établissait vendredi matin à 1,1650 dollar, après avoir atteint un plus haut à 1,1680 dollar, soit son niveau le plus fort depuis le 14 janvier 2015. Depuis le début de l’année, elle a gagné 10,4% contre le billet vert. Son taux de change global, contre la plupart des grandes devises, a gagné près de 4% sur la même période.

L’euro sort du corridor

La devise évoluait jusqu’ici dans un corridor étroit, entre 1,03 et 1,14 dollar, d’une ampleur presque réduite de moitié par rapport à son évolution depuis 1999, du fait de la baisse de la volatilité. La zone de 1,15 à 1,20 dollar est la nouvelle zone de confort de la monnaie unique, mais qu’en est-il pour la Banque Centrale Européenne (BCE) ? Lors de sa réunion, cette dernière a effectué un numéro d’équilibriste : apaiser les craintes des marchés de voir sa politique de soutien trop rapidement abandonnée tout en les préparant à l’inévitable, la fin de l’assouplissement quantitatif. Une ambiguïté de sa communication qui a profité d’autant plus à la monnaie unique que la BCE n’a pas paru s’émouvoir de la récente poussée de fièvre de la monnaie unique.

Flux positifs pour la monnaie unique

Signe que la confiance revient progressivement dans la zone euro, les flux de placements soutiennent l’euro. En effet, en mai et pour le 7ème mois consécutif, les investisseurs étrangers ont acheté des actions de la zone euro, pour un montant de 46,9 milliards d’euros, le plus fort montant depuis décembre 2015. Dans le même temps les investisseurs de la zone euro ont acheté pour 14,6 milliards d’euros d’actions étrangères, de telle sorte qu’en variation nette, la zone euro, et donc sa monnaie, ont bénéficié de 32,3 milliards d’entrées. A l’inverse, sur les obligations, la zone euro ne cesse de subir des sorties, en variation nette de 40,6 milliards d’euros. C’est essentiellement à cause de forts achats d’obligations étrangères par les européens (41,3 milliards d’euros) alors que les étrangers se sont remis à acheter des obligations européennes en mai et pour la première fois depuis quatre mois.

Banques centrales peu exposées à l’euro

« Les gérants traditionnels ont emboîté le pas aux hedge funds et ont commencé à vendre des dollars pour acheter des euros, constate Stephen Jen de Eurizon SLJ capital. La grande question est de savoir si les banques centrales, peu exposées à l’euro , vont accroître la part de leurs réserves investies sur la monnaie unique ». Si c’est le cas, la progression de la monnaie unique est loin d’être finie.

Optimisme sur la croissance pas sur l’inflation

Selon le sondage effectué par BCE auprès des économistes, les professionnels sont plus optimistes sur la zone euro. Ils ont révisé en hausse de 0,2 point de pourcentage leurs prévissions de croissance réelle du PIB de la zone euro en 2017 et 2018, respectivement à 1,9 % et 1,8 %. En revanche, ils n’ont révisé que très modérément de 1 % à 1,1 % leurs anticipations d’inflation (hors alimentation et énergie) cette année. Ils ont maintenu leurs anticipations d’une hausse des prix de 1,3 % en 2018 et 1,5 % en 2019, en dessous de l’objectif d’inflation de la BCE de 2 %.

à suivre dans les Echos.fr

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