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Mai 2017

Patronat et syndicats plutôt rassurés après leurs entretiens à l’Elysée

mai 2017


24/05/17 par Marie Bellan pour Les Echos.fr

Emmanuel Macron a confirmé qu’il y aurait bien un «  moratoire  » sur le compte pénibilité. Le Premier ministre a reçu à son tour dès ce mercredi les délégations du Medef, de FO et de la CGC.

La bienveillance, si chère à Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, semble communicative. Pour le moment du moins. Patronat comme syndicats, sont tous ressortis mardi, sinon satisfaits, du moins accommodants et prêts à discuter, après leur entretien à l’Elysée avec le président de la République.

Côté patronal, la bonne nouvelle du jour a été la confirmation d’une promesse de campagne du candidat Macron : il y a aura bien un « moratoire » sur le compte pénibilité . En clair, les employeurs, qui avaient jusqu’au mois de septembre 2017 pour déclarer l’exposition de leurs salariés aux six derniers facteurs de pénibilité, se voient déliés de leur obligation. Il n’a pas été précisé si ce moratoire s’appliquait aussi aux quatre premiers facteurs de pénibilité déjà en vigueur depuis fin 2016. Ni sur ce qu’il adviendra après.

La méthode est approuvée, pas le contenu

Côté syndical, c’est la reprise d’une forme de dialogue social, dont Emmanuel Macron n’a pas toujours fait une priorité pendant sa campagne, qui a été perçue positivement. « Le président de la République est à la fois déterminé mais à l’écoute », a reconnu le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. « On n’est pas d’accord mais au moins on a échangé », a indiqué pour sa part Philippe Martinez, le leader de la CGT.

Le fil du dialogue n’est donc pas rompu, un point essentiel aux yeux des partenaires sociaux. « Une négociation de ce type doit être loyale, tout le monde doit être traité de la même façon », a toutefois averti Philippe Martinez. Le patron de FO, Jean-Claude Mailly, est sur une ligne d’ouverture : « Si on a une concertation, on est prêt à travailler tout l’été, juillet et août compris. J’ai senti qu’a priori, il y a des marges de manoeuvre ».

Sur la méthode donc, les divergences commencent à s’estomper entre l’exécutif et les partenaires sociaux. Sur le contenu de la réforme en revanche, certains désaccords persistent, notamment le plafonnement de dommages et intérêts aux prud’hommes, que tous les syndicats dénoncent. « On ne peut pas barémiser un licenciement comme un produit de supermarché. C’est une de nos lignes rouges », a rappelé Philippe Martinez.

Cahiers de doléances

Sur le calendrier enfin, chacun a vu midi à sa porte. La CGT a cru comprendre « que l’agenda n’est pas aussi rapide que prévu ». Alors que François Asselin, le président de la CPME , reçu quelques heures plus tard, a entendu l’inverse : « Le calendrier que m’a annoncé le président de la République est celui d’une grande concertation d’ici l’été, jusqu’à la mi-juin à peu près », une « loi d’habilitation durant l’été avec une volonté du président de la République de passer au vote » de la ratification des ordonnances « courant septembre ». Les choses devraient se préciser rapidement sur ce point, puisque le Premier ministre a annoncé qu’il recevrait les délégations du Medef, de FO et de la CGC dès ce mercredi. Les autres délégations seront reçues lundi prochain.

Outre la réforme du code du travail, ces rencontres ont aussi été l’occasion pour chacun de venir présenter ses priorités. Hausse du SMIC pour la CGT, priorité à la formation professionnelle et au retour à l’emploi pour la CFDT. Ou encore baisse du coût du travail pour le Medef. Pierre Gattaz a en effet peu parlé de la future loi travail, dont le contenu semble lui convenir.

Le président du Medef semble plus préoccupé par la bascule du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de charges, dont il craint in fine qu’elle augmente le coût du travail sur les bas salaires, ou encore par le prélèvement à la source de l’impôt. Car s’il prêche l’urgence de la réforme sur le Code du travail, il est beaucoup moins pressé de voir se concrétiser la retenue à la source, dont l’employeur sera la cheville ouvrière : « On ne peut pas être prêt pour le 1er janvier », a-t-il affirmé en quittant l’Elysée.

A suivre dans Les Echos.fr

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