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Mai 2017

Code du travail, heures sup’, RSI... Sept sujets qui opposent Macron et Le Pen

mai 2017


Du 03/05/17 par Tiphaine Thuillier et Marianne Rey pour L’Express

Face à face dans la course à l’Elysée, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont loin d’avoir la même vision pour l’entreprise et le salarié. Voici leurs mesures phares.

Les mêmes symptômes, mais pas les mêmes remèdes. Tous deux en lice pour le second tour de l’élection présidentielle le 7 mai prochain, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affrontent à présent sur le terrain des programmes. L’un a fait de la réforme du droit du travail sa priorité, quand l’autre met le patriotisme économique au coeur de sa mécanique. Que proposent le candidat d’En Marche et la présidente du FN pour séduire les patrons et les salariés ? Notre comparatif.

1. Code du travail : la ligne de fracture

Alors que Marine Le Pen veut faire marche arrière en retirant la loi Travail, Emmanuel Macron souhaite aller plus loin que la loi El Khomri. Il a clairement dit qu’il entendait, s’il est élu, réformer le code du travail par ordonnances. Il introduira en ce sens dès l’été un projet de loi d’habilitation devant le Parlement (...)

L’accord d’entreprise devrait être adopté par la voie majoritaire, ou validé par référendum d’origine syndicale ou patronale. Le leader d’En Marche compte également encadrer davantage les décisions aux prud’hommes (...)

La patronne du FN compte aussi généraliser le système déjà existant du titre emploi service entreprises (TESE), qui permet d’alléger grandement les formalités sociales des sociétés de moins de vingt salariés.

2. Heures supplémentaires : un passage en force ?

En matière de temps de travail, ni Emmanuel Macron ni Marine Le Pen ne comptent officiellement revenir sur la durée légale des 35 heures, seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Ils laissent la porte ouverte à la négociation (...) Emmanuel Macron veut donner la priorité aux accords d’entreprise. Pour Marine Le Pen, l’éventuelle dérogation aux 35 heures ne doit être laissée qu’aux mains des branches (...)

3. Baisse des charges : Macron un cran plus loin

Les deux candidats se rejoignent sur un point : la transformation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de charges. Marine Le Pen veut fusionner tous les dispositifs d’allègement de charges en un seul, qui serait dégressif. Elle promet que cela aboutira à une baisse totale de 50 milliards d’euros. Ce dispositif intégrera donc le CICE, qui serait ainsi pérennisé mais conditionné au maintien de l’emploi, promet la candidate. Les PME en seraient les premières bénéficiaires (...)

4. Consensus sur la fiscalité : stabilité et baisse d’IS

La candidate du FN et celui d’En Marche promettent d’assurer une certaine stabilité fiscale pour les entreprises. Emmanuel Macron assure ainsi qu’un même impôt ne sera modifié qu’une fois durant le quinquennat. Tous deux souhaitent également réformer l’impôt sur les sociétés. Emmanuel Macron compte ramener son taux à 25% tout en conservant le taux réduit de 15% pour les PME.

La patronne du FN promet d’étendre le taux réduit (15%) d’IS à toutes les petites entreprises jusqu’aux 75.000 premiers euros de bénéfices. Au-delà, le taux sera de 24%.

5. Sur la table, la fin du RSI en l’état

Le candidat Macron souhaite permettre aux indépendants de voir leur régime de protection sociale être adossé au régime général en conservant les exonérations de cotisations dont ils disposent (...)

Marine Le Pen souhaite, elle aussi, procéder à une "refonte totale" du RSI, qu’elle juge "très mal conçu", le traitant souvent de "serial killer". Les indépendants auraient ainsi le choix entre une affiliation au régime général ou le maintien de leur régime spécifique avec la mise en place du principe d’auto-déclaration trimestrielle (...)

6. Face au chômage, l’action et l’inaction

Le candidat d’En Marche entend revoir le système actuel de l’assurance chômage. Il compte transformer le système actuel qui fonctionne comme une assurance (les salariés cotisent et s’ouvrent des droits en cas de perte d’emploi) en "droit universel". Les droits au chômage serait ainsi ouvert à tous, y compris aux salariés démissionnaires (qui y auraient droit une fois tous les cinq ans) ou aux indépendants, artisans, professions libérales ayant plus de cinq années d’activité (...)

De son côté, la candidate du Front national ne propose pas de mesures en direction des chômeurs mais elle entend néanmoins utiliser les recettes de la future taxe sur les salariés étrangers pour remplir les caisses de l’Unedic. Il s’agit pour elle d’assurer la "priorité nationale à l’emploi."

7. Pour un vrai décollage des contrats en alternance

Les deux prétendants à l’Elysée ont fait tous deux de l’apprentissage un volet prioritaire de la lutte contre le chômage des jeunes. L’un des 144 engagements de Marine Le Pen consiste à revaloriser le travail manuel à travers des filières professionnelles d’excellence (sur le modèle suisse), ce qui implique aussi de mettre un terme au collège unique, qui oblige les enfants à suivre un tronc commun jusqu’en 3e (...)

Emmanuel Macron veut quant à lui développer l’alternance dans tous les lycées professionnels. Par ailleurs, contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation convergeraient, sans borne d’âge. Les rémunérations seraient unifiées, les aides et subventions transformées en une aide unique. Tous ces éléments seraient fonction de la taille de l’entreprise et du niveau de qualification de l’apprenti (...)

A suivre dans L’Express/L’Entreprise

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