Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE > Avril 2017> L’IntelloPol #1 : "souverainisme" par Michel Onfray

Avril 2017

L’IntelloPol #1 : "souverainisme" par Michel Onfray

avril 2017


Du 13/04/17 par Le Point

Le mot "souverainisme" est sur toutes les lèvres. Michel Onfray nous en explique le sens et veut en réhabiliter la portée et la valeur.

Souverainisme, système, culture, débat, conspiration… À chaque élection, des mots chargés de sens envahissent l’espace public et médiatique. Leur signification varie selon l’histoire et le positionnement politique de ceux qui les prononcent. Pour démêler le bon grain de l’ivraie, nous avons demandé à dix philosophes de nous définir ce qu’ils veulent dire, ce que sont les arrière-plans historiques, leur sens caché, et les implications philosophiques. Pascal Bruckner, Raphaël Enthoven, Michel Onfray, Roger-Paul Droit, Jean-François Colosimo, François-Xavier Bellamy et d’autres penseurs et philosophes nous éclairent sur le sens caché de ces mots dont usent et abusent les candidats à la présidentielle.

Aujourd’hui, Michel Onfray s’attaque au concept de « souverainisme », dont se revendiquent (trop ?) souvent nos élus. En politique, le mot apparaît au Canada, avec le désir d’indépendance québécois. Le « souverainisme » permet d’expliquer le courant de pensée de Jean-Pierre Chevènement « à un moment où on disait qu’il fallait détruire les nations ». Le terme de « souverainisme » entre alors dans notre vocabulaire, mais il devient presque insultant, alors qu’il s’agissait à l’origine d’une notion positive. Mais, pour Michel Onfray, ce concept s’oppose surtout à une certaine conception de l’Europe : « Les maastrichtiens qui nous ont dit que voter oui à l’Europe de Maastricht, c’était pour voter oui au bonheur, à la joie, au plaisir, à la fin du chômage, de la misère, de la pauvreté, à l’amitié entre les peuples, à la disparition des guerres, etc. Et, 25 ans plus tard, après avoir dominé sans partage, ils ont obtenu exactement le contraire. »

Mais aujourd’hui, poursuit l’auteur du Traité d’athéologie, « reviennent des gens qui ont envie d’être souverains, c’est-à-dire de pouvoir décider chez eux, par eux et pour eux ». Et c’est l’essence même de la démocratie, comme le rappelle le philosophe. « Il est donc temps de faire de nouveau de « souverain » et de « souverainiste » de beaux mots », conclut Michel Onfray (1).

A suivre dans Le Point

(1) Michel Onfray est né le 1er janvier 1959. Docteur en philosophie, il a enseigné en lycée technique, avant de créer l’Université populaire de Caen et l’Universitaire populaire du goût, à Argentan. Il a publié une cinquantaine d’ouvrages, traduits dans plus de 25 pays. Son dernier livre paru est "Décoloniser les provinces. Contribution aux présidentielles", aux éditions de L’Observatoire.

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012