Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE > Avril 2017> Présidentielle : la campagne électorale officiellement lancée ce (...)

Avril 2017

Présidentielle : la campagne électorale officiellement lancée ce lundi

avril 2017


Du 10/04/2017 pour les Echos

Débats, affichage, temps de parole... Les règles changent pour les candidats jusqu’au vendredi 21 avril minuit, l’avant-veille du premier tour de scrutin. Revue de détail.

Ils organisent des meetings et prennent la parole dans les médias depuis des mois. Mais la campagne électorale officielle en vue de l’élection présidentielle a commencé officiellement ce lundi 10 avril à zéro heure.

Débats, affiches, temps de parole, sondages... Jusqu’au vendredi 21 avril à minuit, avant-veille du premier tour du scrutin, les règles du jeu ne sont plus tout à fait les mêmes pour les onze candidats dans la course à l’Elysée . Tour d’horizon.

"Egalité stricte" dans les médias

Le principe de "l’égalité stricte" succède à celui de "l’équité" du traitement médiatique (qui tient compte de la représentativité de chaque parti en offrant aux candidats une présence à l’antenne). Dès ce lundi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) contrôle donc l’égalité de la diffusion des commentaires, des déclarations et des écrits des candidats. Cela signifie que les temps de parole et d’antenne dans des conditions de programmation comparables, notamment les tranches horaires, devront être strictement identiques pour tous.

Le CSA peut mettre en demeure les médias qui ne respectent pas leurs obligations et infliger une sanction si l’avertissement n’est pas suivi d’effet. Il peut être saisi par des responsables politiques ou par des particuliers qui contestent le traitement médiatique de la campagne électorale. La presse écrite et Internet ne sont pas soumis à ces règles d’égalité.

Diffusion de spots par les candidats

Des spots de campagne de chacun des candidats seront diffusés par les médias audiovisuels publics. Chaque candidat a droit à 43 minutes entre le 10 et le 21 avril, soit dix spots d’une minute trente et huit de trois minutes trente.

Début de la campagne d’affichage

Terminé l’affichage sauvage. Désormais, les affiches électorales peuvent - et doivent - être apposées sur les panneaux mis en place par les mairies. Environ 90.000 emplacements sont prévus dans toute la France, indique le Conseil constitutionnel . Tout affichage en dehors des emplacements spéciaux ou sur ceux des autres candidats est interdit. Les affiches électorales sur papier blanc (réservé à l’administration) ou comprenant les trois couleurs, bleu, blanc, rouge, à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un parti ou groupe politique, sont également interdites.

Chaque candidat a droit à deux affiches : une énonçant ses déclarations, qui doit être la même sur l’ensemble du territoire, l’autre pour annoncer les réunions électorales, libres. Enfin, les panneaux sont attribués dans l’ordre de la liste des candidats établie par le Conseil constitutionnel par tirage au sort : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau, François Fillon.

Envoi de déclarations aux électeurs

Avant chaque tour, un candidat peut envoyer aux électeurs un texte de ses déclarations. Des versions sonore et électronique de ces textes seront mises en ligne sur le site de la commission nationale de contrôle de la campagne. Toute publicité commerciale par voie de presse et audiovisuelle à des fins électorales est interdite.

Silence le week-end du scrutin

A partir du vendredi 21 avril à minuit, il sera interdit "de porter à la connaissance du public un élément nouveau de polémique électorale" sans que les autres candidats aient la possibilité d’y répondre utilement avant la fin de la campagne. Par ailleurs, aucun sondage électoral ne peut faire l’objet, par quelque moyen que ce soit d’une publication, diffusion ou d’un commentaire. Une amende de 75.000 euros est également prévue en cas d’infraction. Cette interdiction prend fin avec la fermeture du dernier bureau de vote en métropole (20h). Les mêmes interdictions et restrictions sont applicables à tout message électoral sur Internet.

La veille et le jour du scrutin, sont interdits : toute propagande officielle (notamment audiovisuelle), toute réunion électorale, toute distribution de tracts, circulaires et autres documents, tout envoi au public par voie électronique d’un message ayant le caractère de propagande électorale, tout appel téléphonique en série des électeurs afin de les inciter à voter pour un candidat, toute publication d’un entretien d’un candidat par un quotidien et toute actualisation d’un site Internet d’un candidat.

La campagne officielle du second tour, le 7 mai, débutera le jour de la publication au Journal officiel des noms de deux candidats qualifiés et s’achèvera le vendredi 5 mai à minuit. Les mêmes règles s’appliqueront que pour le premier tour.

A suivre dans Les Echos

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012