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Décembre 2016

La croissance en 2016 ? Seulement 1,2% pour l’Insee

décembre 2016


Du 16 décembre 2016 par Paolo Garoscio pour Economie Matin

Mine alors ! l’Insee ne croit plus en la croissance en France. L’institut de statistiques a revu à la baisse sa prévision de croissance annuelle jeudi 15 décembre 2016 et ce n’est pas une bonne nouvelle pour le gouvernement : non seulement la croissance sera encore plus basse que prévu mais tous les objectifs de réduction du déficit et de création d’emplois sont remis en cause.

La croissance à 1,4 % pour le gouvernement, 1,2 % pour l’Insee

En 2015 le gouvernement avait fait une loi des finances 2016 en se basant sur une prévision de croissance très optimiste : 1,5 %. Personne, sauf l’Insee, n’y croyait : ni la Banque de France ni l’OCDE, ni le FMI ni Bruxelles… il aura fallu attendre novembre 2016 pour que le gouvernement fasse face à la réalité et baisse sa prévision à 1,4 % au maximum.

Entre temps, l’Insee, qui prévoyait même 1,6 % de croissance en 2016 au début de l’année, a revu sa prévision à la baisse à 1,3 %. Jeudi 15 décembre 2016 l’institut baisse à nouveau cette prévision pour ne tabler plus que sur 1,2 % et ce malgré une prévision de croissance pour le dernier trimestre 2016 qui est restée inchangée à 0,4 %. Mais la croissance des trimestres précédents, 0,6 % au premier, -0,1 % au deuxième et 0,2 % au troisième n’auront pas suffit.

Désormais l’Insee s’aligne sur les prévisions de l’OCDE, du FMI et des autres grandes institutions et c’est la Banque de France qui se retrouve être la plus optimiste avec une prévision à 1,3 % annoncée début décembre 2016. Optimiste, mais toujours inférieure à celle du gouvernement.

La réduction du déficit public n’aura pas lieu

Si la croissance de la France est importante ce n’est pas uniquement pour que le PIB français augmente : la croissance impacte directement la baisse du déficit public et le gouvernement a fait une promesse à Bruxelles : une croissance inférieure à 3 % à l’horizon de fin 2017. Si l’Hexagone n’y parvient pas, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires Economiques, a sur son bureau une belle amende pour la France de près de 4 milliards d’euros pour non respect du Pacte de Stabilité.

Seul souci : pour atteindre ce niveau de réduction des déficits il faut que la croissance soit celle annoncée par le gouvernement en 2016 et 2017 soit… 1,5 %. La Banque de Fance, qui ne prévoit que 1,3 % de croissance pour 2016 et 2017, estime que l’objectif ne sera pas atteint et que fin 2017 le déficit public sera de 3,1 %.

La prévision de l’Insee ne fait que confirmer les craintes de la Banque de France : avec une croissance de 1,2 % en 2016 l’objectif de réduction des déficits s’éloigne un peu plus, sans compter les diverses annonces de baisses d’impôts et de cadeaux qui vont peser sur les deniers publics dès 2017.

Et le chômage dans tout ça ? Rien de nouveau à l’horizon

Dans sa note publiée le jeudi 15 décembre 2016, l’Insee n’annonce pas de grosse amélioration sur le plan du chômage. Si celui-ci baisse selon les chiffres de Pôle Emploi, ce n’est que grâce au plan de formations que le gouvernement a prolongé et qui fait sortir les chômeurs de la catégorie A pour les placer en catégorie D.

L’Insee, qui utilise les chiffres du chômage au sens du BIT (différents de ceux de Pôle Emploi) ne table que sur un taux de chômage de 9,5 % en métropole à la mi-2017 (9,8 % avec l’outre-mer). Un niveau supérieur à celui du début du mandat de François Hollande (9,3 % de chômage en métropole) qui n’aura donc pas réussi à « inverser la courbe du chômage » durant son quinquennat.

à suivre dans Economie Matin

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